11 déc. 2010

Le lac des cygnes... sans mentir, le ramage ne se rapporte pas qu'au plumage

Le lac des cygnes - Opéra Bastille
Ça aurait pu être la faute à la météo si je n'avais pas été à mon rendez-vous vendredi. Mais bon, y a des fois on serait près à rentrer à pied, avec de la neige jusqu'aux genoux, pour rejoindre ceux qui vous manque de tellement pas les voir assez (nonnnnn ! je déconne, on peut aussi attendre que la neige fonde). Des fois le manque de ne pas se voir c'est une histoire de distance... 6 000 km... et là c'est pas simple à franchir d'un coup (surtout avec l'océan entre les deux). Des fois, c'est même pas une histoire de distance, c'est juste une histoire d'attitude, de non-dits et là... c'est encore moins simple à franchir d'un coup. Hier, c'était une histoire de distance, de longue date et de soirée à l'opéra : au programme, revoir "Le lac des cygnes". Je dis revoir, parce que la dernière fois c'était à l'opéra Garnier. Show Boat est à la comédie musicale ce que Le lac des cygnes est au ballet... mythique. Pour ne rien gâcher, il s'agissait de la version adaptée par Noureev (pour le coup, lui aussi danseur mythique).

25 nov. 2010

Yodelice... univers à la Tim Burton et talent musical

Yodelice en concert à La Cigale
Hier, nouvelle nouba à La Cigale. Au programme, un gars qui a plutôt un nom qui irait très bien avec une pub Yoplait... ou un pâtisserie fine (comme celle que j'ai mangé au Café La Cigale). Un drôle de personnage que ce Yodelice, avec son chapeau melon et sa plume sur la tête, dans un décor de bois carbonisé, tout droit échappé d'un film de Tim Burton, et qui, quand il le veut déborde d'énergie et sait embarquer la foule, à qui il dit merci... que du bonheur... et la main sur le coeur. Ça se voit qu'il est content de jouer sur scène le bonhomme. Basses, guitares, batterie, piano, percussions, claviers, violoncelle l'accompagnent (je vous rassure y a des bons musiciens derrière) et lui permettent de laisser libre cours à sa fantaisie. Les rythmes (blues, pop, folk) façon battements de coeur (Cardioid) font de l'effet et l'artiste, virtuose de la gratte, récolte, légitimement, claquement de mains, joyeux bondissements et cuivres vocaux.

19 nov. 2010

ZAZ, lorsque espiègleries et voix câline sont en accord

ZAZ en concert à La Cigale
C’est à Pigalle, sur la scène de La Cigale, que j’ai capturé ZAZ dans mon appareil photo (mon mobile en fait). La scène, déjà, c’est rudement pratique, pour une chanteuse, quand on veut pas se cailler ou arriver mouiller à un rendez-vous au mois de novembre. Ensuite, symboliquement, la scène, c'est un peu l'apothéose, les premiers fruits récoltés, d'un chemin que l'on dit merveilleux sur le coup (avec le recule), bien qu’il soit souvent, pour l'artiste, un vrai chemin de galère. Paradoxalement, elle, ZAZ, après au moins dix années de route (et pas qu'en France... Sibérie, Maroc, la liste est longue), la joie de chanter, de partager, et ben elle l'a toujours et ça se ressent... sur scène. C'est vrai que ça balance bien, ce petit air de ZAZ. Pour ce qui est de cette soirée, je dis "accord" sur l'ambiance générale, le Jazz, les rythmes manouches, les envolées joyeuses, la voix énergique, le timbre puissant façon Piaf. Mais je dis aussi "désaccord"... sur le côté trop répétitif des mélodies, du style et des transitions, trop longues, sur le comment du bonheur. Comment il faut s'aimer les uns les autres... comment c'est beau d'aimer, bla bla bla. Ouais, c'est beau d'aimer, c'est juste très compliqué, la plupart du temps !

20 oct. 2010

Can't Help Lovin' Dat Show Boat... malgré les grèves !

Show Boat - Théâtre du Châtelet
Depuis le début de la semaine, le matin, je prends mon courage à six pieds, au moins, pour me rendre au boulot. On va dire les choses le plus simplement du monde, en ce moment, y en a qui font exprès de me la compliquer, la journée. Oh, pas le genre de complication insurmontable, non, mais juste suffisante pour que je rentre un peu plus crevé chaque soir. Vous, je sais pas, mais moi ces services d'utilité publique "chéris" qui fonctionnent volontairement au ralenti (vous remarquerez que la phrase est possible aussi sans le mot "volontairement", hé hé !!), et ben ça finit par me gâcher la journée. Cette fin de semaine encore ça risque de pigner, de grogner et de pousser des gueulantes. Des « colères justes » ou des coups de gueule sans fondement, diraient certains. Seule certitude, la cocotte minute va bouillir encore un peu.

Dans Mediapart dernièrement, Raffaele Simone titrait : "Etre de gauche est plus fatiguant qu'être de droite... Bah, oui ! c’est pas simple d’organiser les manifs, de monter les piquets de grèves, de mobiliser les troupes et la contestation, de poser des amendements, de veiller toute la nuit durant et d'être finalement beaucoup dans l'action pour causer un peu d'inaction. Bref, être dans l’opposition ç'est fatigant. Alors, en attendant que la gauche qui manifeste se repose un peu, y avait, un bon moyen de passer une bonne soirée cette semaine… sur la scène du Théâtre du Châtelet pour la comédie musicale « Show Boat ».

30 sept. 2010

The boxers rebellion tiennent la distance

Film - Going The Distance
Dans la série des "on aime une chose, et ça nous en apporte une autre" ou "les découvertes se font de fil en aiguille", hier je crevais d'envie de me changer les idées après avoir dépensé 300 euros pour remplacer des bougies de pré-chauffage qui, parce qu'elles étaient mal en point, me faisaient consommer des litres et des litres d'essence. Sans compter que ce voyant orange qui reste allumé tout le temps ça fout les pétoches. En fait, ça m'aurait surtout fait "ch..." suer de devoir appeler la dépanneuse, ma voiture bloquée en plein milieu d'un carrefour (j'ai déjà donné et cette fois c'était sur une autoroute). Bref, tout ça pour dire. Le soir, voiture réparée, portefeuille plus léger, y a des soucis qui n’en sont pas mais ça va encore mieux en s'aérant les neuronnes. Rien de bien compliqué... hier soir, pour moi, c'était une séance de ciné. Au programme, LE film "sentimentique et poétal" de la semaine... "Trop loin pour toi". Et la bonne surprise (oui, vous vous rappelez... la chose qu'on aime et qui en apporte une autre !) ce fut la B.O du film, du moins l'un des groupes : The Boxers Rebellion.

28 août 2010

Louper le carnaval de Notting Hill, c'est un peu la loose

Carnaval de Notting Hill...
S'il y a bien un truc à ne pas louper à la fin août lorsqu'on est à Londres, c'est bien le carnaval de Notting Hill. Ben moi, si... je l'ai loupé ce foutu festival. Je suis arrivé à Londres le 14 août et reparti le 28 août. Le carnaval, ce carnaval, comme de fait exprès, démarre du dimanche 29 août, 10h, et se termine lundi 30 août à 21h. Le carnaval c'est juste l'un des plus grands rassemblement pour faire la fête en Europe. Un million de personnes chaque année, depuis plus de 45 ans, pour célébrer les cannes brûlées, l'abolition de l'esclavage à Trinidad. Au lendemain d'émeutes raciales (1958), la manifestation est récupérée (au bon sens du terme) par les migrants antillais désirant affirmer leur présence à Londres. Fête des enfants, processions de mas (costumes) et de steel (percussions) bands, reggae, sound systems, after parties, cuisines, barbecues et restos, ces deux jours sont l'occasion de faire l'une des plus grosses chouille de la fin de l'été... et je l'ai loupé... argh, et re-argh.

12 août 2010

Arcade Fire, une découverte dans le métro parisien

Arcade Fire - The Suburbs...
C'est tout le temps comme ça, on aime une chose, et ça nous en apporte une autre. Moi je les découvre mais vous les connaissez peut-être déjà. Je parle d'Arcade Fire. La découverte s'est faite de fil en aiguille. Comme je le disait dans un post précédent, je me rendais à un spectacle de théâtre et en parcourant les couloirs de la correspondance à Franklyn Roosevelt pour rejoindre la ligne 9 je passe devant une affiche des "Inrocks". Le titre plutôt accrocheur (racoleur diraient certains) et pas rassurant pour deux sous sur l'avenir du rock... "Arcade Fire : sur les traces des sauveurs du rock". Si vous faites attention à ce message on finit par avoir les chocottes. Le rock serait en train de se noyer... argh, on ne m'a rien dit !!! Et ce groupe en serait le nouveau messie ??? Bon, après investigations, je suis plutôt rassuré... si le rock meurt, il semble que ce ne soit qu'au Canada (à Montréal plus exactement)... Ouf ! Et pi finalement non, c'est juste un titre pour "donner l'envie", pour attirer le chaland, et ça marche puisque je vous en parle.