23 déc. 2010

Another year et quatre saisons pour vivre et laisser vivre

Mike Leigh - Another Year
Y a des films qui font un bien fou tellement ils présentent des gens imparfaits, même si là pour le coup c'est dans l’extrême. Ici, pas de personnage extraordinaire, pas d'histoire de princesse (pourtant c'est la période), juste le cycle des saisons, pour une année de plus, dans la vie qui passe d'une bande de copains sexagénaires. Au centre de la bande de potes, Tom et Gerry (si si comme le dessin animé mais avec un G), couple de presque retraités, londoniens, bien installés, épargnés par les tracas de la vie et qui ont réussi à transformer de longues années de mariage en tendre compagnonnage. Ils ont la sagesse et l'insolence de ceux pour qui tout tourne rond et cultivent leur petit jardin secret (au sens propre comme au sens figuré). Leur maison et les saisons sont l'occasion d'offrir un espace de bienveillance et d'écoute, d'accueillir les joies et surtout les peines de quelques ami(e)s ou parents malmenés par le temps qui passe et désespérément humain dans leur solitude et leur déprime.

29 oct. 2010

The Social Network... "J'aime"

Facebook vu par David Fincher
Déja vendredi ? J'ai pas vu passer cette semaine. Une semaine de rattrapage comme on peut en faire souvent quand la petite famille a pris la poudre d'escampette et prend l'air à 500 km, plein ouest. Rattrapage de soirées, rattrapage de teufs, rattrapage de films, rattrapage d'arriérés en tout genre... linge sale, lavage et repassage. En parlant de rattrapage cinématographique, j'ai vu récemment "The Social Network", le film de David Fincher. L'occasion de me faire un petit flash-back "sans procuration" sur la création d'une start-up avec les moyens du bord. Pour la faire courte, au moment, où nous déposions le bilan de notre start-up en 2004, la genèse de Facebook débutait sur le campus de Harvard. C'est notre seul point commun. Pour ce qui est du film, je trouve que David Fincher, sans injecter une seule goutte de théorie du complot, de sauvetage du monde ou de gens que l'on tue, rend passionnante l'histoire de ce petit génie de l'informatique qui pisse de la ligne de code php. Le scénario, compilation fouillée de l'essai de Ben Mezrich "La revanche d'un solitaire : la véritable histoire du créateur de Facebook" et des investigations de Aaron Sorkin, se focalise justement sur le lancement du site de réseau social (période 2004-2005), les déboires judiciaires de Mark Zuckerberg (les procès intentés par d'anciens étudiants de Harvard et l'un de ses meilleurs amis) et le cocktail d'amitié, de trahisons, d'ambitions qui va avec.

30 sept. 2010

The boxers rebellion tiennent la distance

Film - Going The Distance
Dans la série des "on aime une chose, et ça nous en apporte une autre" ou "les découvertes se font de fil en aiguille", hier je crevais d'envie de me changer les idées après avoir dépensé 300 euros pour remplacer des bougies de pré-chauffage qui, parce qu'elles étaient mal en point, me faisaient consommer des litres et des litres d'essence. Sans compter que ce voyant orange qui reste allumé tout le temps ça fout les pétoches. En fait, ça m'aurait surtout fait "ch..." suer de devoir appeler la dépanneuse, ma voiture bloquée en plein milieu d'un carrefour (j'ai déjà donné et cette fois c'était sur une autoroute). Bref, tout ça pour dire. Le soir, voiture réparée, portefeuille plus léger, y a des soucis qui n’en sont pas mais ça va encore mieux en s'aérant les neuronnes. Rien de bien compliqué... hier soir, pour moi, c'était une séance de ciné. Au programme, LE film "sentimentique et poétal" de la semaine... "Trop loin pour toi". Et la bonne surprise (oui, vous vous rappelez... la chose qu'on aime et qui en apporte une autre !) ce fut la B.O du film, du moins l'un des groupes : The Boxers Rebellion.