10 nov. 2010

Championnats du monde 2010 au Grand Palais... je m'escrime et vous ?

Escrime 2010 au Grand Palais
En garde... prêts... allez... et puis tout d’un coup ça s’emballe... attaque... contre-attaque... remise... parade... riposte et l’arbitrage qui tombe... touché (avec la main pointant vers le perdant)... point (avec le bras cassé du côté du vainqueur). Même pas le temps de prendre une photo, à peu près nette, avec un petit appareil numérique, que les escrimeurs du Grand Palais étaient déjà en place pour la suite de la confrontation. Soit dit en passant, j’ai trouvé que la photo qu’avait pris un ami la veille était vraiment superbe. Le cadre... des escrimeurs flous avec un arrière plan flou... de la couleur... une impression de vitesse formidable... une dose d’esthétisme... chapeau ! Cette photo était à elle seule un bon témoignage de la manière de gagner à l’escrime. Comment me direz-vous ?... je ne suis pas expert mais c’est certain... des longs bras ne suffisent pas, même s’il vaut mieux mesurer 2m10 que 1m60. Il faut surtout une bonne dose de technique, voire beaucoup de technique et beaucoup de vitesse. La photo finalement, c’est pas qu’il l’avait fait exprès... c’est surtout qu’il pouvait pas faire autrement !!!

3 nov. 2010

Un blog trotter, dans l'air du temps... une semaine à l'aéroport

Une semaine à l'aéroport - A. de Botton
Le week-end, lorsque le soleil est de la partie, il y a en général un truc assez sympa à faire pour bien débuter la journée, c'est le café dans Paris. J'aime le petit café qui se prend tôt le matin lorsque la capital émerge à peine (ça marche aussi avec le mot "brunch" mais un peu plus tard dans la matinée alors). Seulement à cette saison, ça pèle un peu dehors et même le soleil n'y suffit pas. J'aime pas trop l'hiver. On va dire que j'aime une idée de l'hiver, celle du confort, du nez qui dépasse à peine de la couette et justement des cafés où l'on boit une bonne boisson bien chaude et où il est possible de rester un bon bout de matinée, juste pour le plaisir de mater (par ce jeu de dupe : voir sous les jupes des filles comme dirait Alain Souchon), de discuter ou de pioncer et de finir le bout de nuit qui nous manque. Cette fois ci, week-end de 1er novembre, je l'ai pris place Saint-Sulpice au Café de la mairie, ma boisson chaude. C'est un café avec de vieilles banquettes rouges et comme la majorité des cafés parisiens il est possible de s'y poser en pur observateur de la vie quotidienne et regarder le passant... qui passe. D'autres plus talentueux s'essaient même à l'exercice d'en faire un livre. C'est ce que fit Georges Pérec en octobre 1974. Il s'installa pendant trois jours consécutifs place Saint-Sulpice, justement dans ce même Café de la mairie, et nota dans un petit cahier les évènements ordinaires de la rue, des passages de gens, véhicules, animaux, nuages qu'il voyait. C'est ce qu'à fait aussi et plus récemment (été 2009) Alain de Botton dans son livre "Une semaine à l'aéroport".

29 oct. 2010

The Social Network... "J'aime"

Facebook vu par David Fincher
Déja vendredi ? J'ai pas vu passer cette semaine. Une semaine de rattrapage comme on peut en faire souvent quand la petite famille a pris la poudre d'escampette et prend l'air à 500 km, plein ouest. Rattrapage de soirées, rattrapage de teufs, rattrapage de films, rattrapage d'arriérés en tout genre... linge sale, lavage et repassage. En parlant de rattrapage cinématographique, j'ai vu récemment "The Social Network", le film de David Fincher. L'occasion de me faire un petit flash-back "sans procuration" sur la création d'une start-up avec les moyens du bord. Pour la faire courte, au moment, où nous déposions le bilan de notre start-up en 2004, la genèse de Facebook débutait sur le campus de Harvard. C'est notre seul point commun. Pour ce qui est du film, je trouve que David Fincher, sans injecter une seule goutte de théorie du complot, de sauvetage du monde ou de gens que l'on tue, rend passionnante l'histoire de ce petit génie de l'informatique qui pisse de la ligne de code php. Le scénario, compilation fouillée de l'essai de Ben Mezrich "La revanche d'un solitaire : la véritable histoire du créateur de Facebook" et des investigations de Aaron Sorkin, se focalise justement sur le lancement du site de réseau social (période 2004-2005), les déboires judiciaires de Mark Zuckerberg (les procès intentés par d'anciens étudiants de Harvard et l'un de ses meilleurs amis) et le cocktail d'amitié, de trahisons, d'ambitions qui va avec.

27 oct. 2010

L'art et la matière ou comment être dans le "in" tout en étant "out" à la FIAC 2010

Deupatozaurus - Docks en Seine
Pile le week end où je voulais me faire un plan FIAC 2010 et son festival d'art contemporain Off, qu'est-ce que je fais samedi, un jour bourré de départs en vacances pour la Toussaint et des stations essence sur l'autoroute, en veux-tu en voilà, qui n'ont pas d'essence (c'est ballot) ou tellement saturées que l'on peut à peine s'engager sur la bretelle d'accès ? Qu'est-ce que je fais, hein ? Ben, je fais comme tout le monde, je passe deux heures dans la voiture et j'emmène ma petite famille de coyotes, à 110 km/h  pas plus (limiteur de vitesse enclenché), pour ne pas trop consommer cette essence, ce nectar si précieuse en ce moment (le scénario de Mad Max II n'est pas loin) et me permettre de revenir "à ma guise", quand bien même il n'y aurait pas de diesel au retour. Au passage, j'adore les trucs tellement prévisibles que ça en devient drôle lorsque cela arrive réellement. Et bien ça n'a pas loupé ! Au retour, plates-formes saturées, stations d'essence vampirisées, où le diesel se substitue au sang, je suis finalement rentré dare-dare, dimanche, afin de profiter des dernières heures de la FIAC 2010 ou plutôt de ses foires satellites.

20 oct. 2010

Can't Help Lovin' Dat Show Boat... malgré les grèves !

Show Boat - Théâtre du Châtelet
Depuis le début de la semaine, le matin, je prends mon courage à six pieds, au moins, pour me rendre au boulot. On va dire les choses le plus simplement du monde, en ce moment, y en a qui font exprès de me la compliquer, la journée. Oh, pas le genre de complication insurmontable, non, mais juste suffisante pour que je rentre un peu plus crevé chaque soir. Vous, je sais pas, mais moi ces services d'utilité publique "chéris" qui fonctionnent volontairement au ralenti (vous remarquerez que la phrase est possible aussi sans le mot "volontairement", hé hé !!), et ben ça finit par me gâcher la journée. Cette fin de semaine encore ça risque de pigner, de grogner et de pousser des gueulantes. Des « colères justes » ou des coups de gueule sans fondement, diraient certains. Seule certitude, la cocotte minute va bouillir encore un peu.

Dans Mediapart dernièrement, Raffaele Simone titrait : "Etre de gauche est plus fatiguant qu'être de droite... Bah, oui ! c’est pas simple d’organiser les manifs, de monter les piquets de grèves, de mobiliser les troupes et la contestation, de poser des amendements, de veiller toute la nuit durant et d'être finalement beaucoup dans l'action pour causer un peu d'inaction. Bref, être dans l’opposition ç'est fatigant. Alors, en attendant que la gauche qui manifeste se repose un peu, y avait, un bon moyen de passer une bonne soirée cette semaine… sur la scène du Théâtre du Châtelet pour la comédie musicale « Show Boat ».

14 oct. 2010

Prendre la vie du bon côté... le bonheur version "Happy-Go-Lucky"

Magique étude du Bonheur
Il y a mille façons de tomber sur un livre et tout autant de tomber sur un film. Celle que je préfère c'est l'art de la trouvaille ou devrais-je dire, de la retrouvaille par hasard. C'est dingue ce que les choses se mêlent et s'entremêlent. Et des fois, on ne sait pas pourquoi, ça s'entremêle tellement que c'en est dingue. Bon je rembobine mon film de la journée et vous allez comprendre.

6 oct. 2010

Arman explose de colère au Centre Georges Pompidou du 22 septembre 2010 au 10 janvier 2011

Retrospective Arman à Beaubourg
"Afin de préserver le confort de visite et la sécurité des oeuvres, il est désormais interdit de photographier ou de filmer dans les salles d'expositions et de musée". En clair dans le texte... No Photo ! Et je ne parle pas d'expo interdites au moins de 18 ans. Non, je parle de musées ou de salles d'exposition tels que le Louvre, Orsay, Beaubourg... Cette formule devient le quotidien de moultes lieux d'art. D’un point de vue humain, j'éprouve un peu de compassion pour les gentils gardiens de salle, qui dorment, pardon, je veux dire qui sont à la disposition des visiteurs et qui passent plus de temps à interpeller le photographe resquilleur qu'à informer le néophyte. Il n'en reste pas moins que cela pourrait être un jeu rigolo que de devenir le photographe spécialiste mondial de la prise de vue "à bout de bras" via le téléphone mobile (geste ô combien contemporain) sans se faire pincer.

30 sept. 2010

The boxers rebellion tiennent la distance

Film - Going The Distance
Dans la série des "on aime une chose, et ça nous en apporte une autre" ou "les découvertes se font de fil en aiguille", hier je crevais d'envie de me changer les idées après avoir dépensé 300 euros pour remplacer des bougies de pré-chauffage qui, parce qu'elles étaient mal en point, me faisaient consommer des litres et des litres d'essence. Sans compter que ce voyant orange qui reste allumé tout le temps ça fout les pétoches. En fait, ça m'aurait surtout fait "ch..." suer de devoir appeler la dépanneuse, ma voiture bloquée en plein milieu d'un carrefour (j'ai déjà donné et cette fois c'était sur une autoroute). Bref, tout ça pour dire. Le soir, voiture réparée, portefeuille plus léger, y a des soucis qui n’en sont pas mais ça va encore mieux en s'aérant les neuronnes. Rien de bien compliqué... hier soir, pour moi, c'était une séance de ciné. Au programme, LE film "sentimentique et poétal" de la semaine... "Trop loin pour toi". Et la bonne surprise (oui, vous vous rappelez... la chose qu'on aime et qui en apporte une autre !) ce fut la B.O du film, du moins l'un des groupes : The Boxers Rebellion.

24 sept. 2010

L'art et la manière d'aller se faire voir... YouTube play et le Guggenheim

Parfois documentaire, parfois expérimentale, musicale, et parfois, et par la bonne idée de quelques-uns, la vidéo devient juste de l'art et pour le coup je trouve cela plutôt cool. "Donner une chance au gens qui n'ont pas accès au monde de l'art de voir leur travail reconnu" c'est la très bonne et bienveillante initiative qu'a lancer il y a quelques temps la fondation Guggenheim (c'est pas la première initiative de ce type, me direz-vous, oui mais celle-ci est d'actualité et elle me plaît, alors je continue). Au total, ce sont plus de 20.000 vidéos tous pays confondus qui ont été publiées sur YouTube/Play. Pas certain, mais il me semble que le site web n'en présente qu'une petite centaine (après avoir fouiller, finalement c'est sûr, y en a que 125... pas les vingt et quelques milliers). Et ce post me direz-vous, et bien c'est juste un salut bien bas aux artistes, étudiants et autres "monsieur tout-le-monde" qui ont pris un peu, beaucoup, à la folie... de leur temps pour réaliser ces courtes vidéos (format : moins de dix minutes). Pour donner un peu plus envie, voici une vidéo de présentation :

19 sept. 2010

L'odeur des pommes de Mark Behr ou comment l'odeur des fruits fait ressurgir les souvenirs d'enfance

L'odeur des pommes de Mark Behr...
Ce week-end, en France, ce sont les journées du patrimoine sur le thème "Les grands hommes : quand femmes et hommes construisent l'histoire". Et bien pour le formuler sans froisser personne, au Mans, ça déplace pas les foules. Des églises, des manoirs, des abbayes et quelques espaces verts... bref ça ne vaut pas tripette, enfin ! rillettes ! Donc après une visite-éclair par l'Hôtel Legras du Luart et son non moins célèbre portail, il ne me restait plus grand chose à faire ce week-end. Mais bon tout ça, c'est peut-être juste un alibi pour qu'on me laisse tranquille un tout petit peu. Le genre de tranquillité qui fait qu'on peut terminer le livre qu'on avait débuté, plein d'élan, au début des vacances et qu'on a jamais eu le temps de finir tellement les journées sont courtes et les moments de tranquillité rares. Y a des fois, je reprends même tellement longtemps après un bouquin que je ne me rappelle même plus où en était l'intrigue. Ce week-end, pas de souci, l'intrigue était toujours en place dans ma tête et, en ce qui concerne mon roman, je vous le conseille vivement : l'odeur des pommes de Mark Behr.